RÉACTION AU RAPPORT ANSES

Le rapport de l’ANSES : La nécessité de proposer un nouveau type de masque antipollution

Le rapport de l’ANSES de mai 2018, soulève plusieurs points intéressants sur l’état de l’existant (ou PRE existant) en matière de protection « anti-pollution ». Il souligne le manque de données sur l’efficacité des demi-masques en milieu urbain contre la pollution atmosphérique, le manque d’informations des usagers quant à leurs conditions d’utilisation ainsi que le manque d’étanchéité des produits.

Ce sont les trois postulats qui nous ont poussé à développer un nouveau type de masque en matière de protection urbaine. C’est la raison d’être de Mask Generation.

Attention aux raccourcis, il faut bien lire le rapport. Un manque d’études en milieu urbain ne signifie en aucun cas un manque d’efficacité. Surtout lorsque des études ont été concluantes en milieu industriel contre les aérosols.

Ce que l’on sait :

a/ Les masques (testés en milieu industriel) ne filtrent pas toute la pollution atmosphérique puisque la filtration des gaz est limitée.

b/ Les masques (testés en milieu industriel) filtrent les particules en suspension (entre 80 et 99% en fonction de la catégorie)

c/ Le taux de particules en suspension dans l’air dépasse à répétition les taux recommandés et ils sont dangereux pour la santé.

La conclusion vous est libre. Mais pour vous aiguiller : Il est bien entendu recommandé de porter de la crème solaire alors même que 100% des rayons UV ne seront pas filtrés.

Il faut regretter le silence du rapport sur les nombreuses innovations en matière de demi-masques ces dernières années et la répercussion de ces progrès en termes de filtration des particules fines (I) ainsi que les progrès colossaux réalisés en termes d’information de l’utilisateur (II).

Il est important d’intégrer ces nouveaux éléments au débat –


I - L’amélioration de l’existant en termes d’étanchéité et de filtration

  • Etanchéité : Un visage = Un masque

L’étanchéité d’un masque est une composante très importante de son efficacité. Un masque de la mauvaise taille cause des fuites d’air qui seront accentuées par le différentiel de résistance imposé par le masque et le libre passage autour du visage.

Il est important de proposer des masques de différentes tailles afin de réduire l’éventualité de fuites. Nous avons remarqué que malgré la déclinaison de masques en différentes tailles il fallait aller plus loin car effectivement la morphologie de chacun a également un impact.

Mask Generation a développé le premier masque thermoformable, qui à l’aide d’un sèche-cheveux s’adapte au visage de son utilisateur lors de sa première utilisation. Cette technique permet d’avoir un masque quasi sur-mesure, permettant de réduire les fuites et améliorer le confort.


  • Filtration des particules fines de pollution

La pollution atmosphérique ambiante se caractérise par un mélange complexe de particules et de gaz. Parmi ces éléments les particules solides PM10 ; PM2,5 ; pollens et les gaz SO2 ; Ozone ; NO2.

Les masques sont testés en milieu industriel pour filtrer entre 80 et 99% des aérosols (particules solides et liquides). Or les particules solides sont une composante importante de la pollution atmosphérique responsables de nombreuses pathologies. Et les gaz ? La filtration de gaz n’est pas étudiée par ces tests, les demi-masques ne doivent donc pas prétendre filtrer les gaz.

Partant de ces constats, un masque porté correctement avec le bon système d’étanchéité, et un filtre régulièrement renouvelé, permettra de diminuer les risques de la pollution pour la santé en vous protégeant des particules en suspension dans l’air. Porter le masque permet donc de réduire le risque significativement.


II - L’amélioration de l’existant en termes d’information et en termes d’utilisation

  • Notice d’utilisation

Le rapport met en exergue le manque d’information et de formation des utilisateurs quant à l’utilisation de masques urbains, en contraste avec les masques industriels.

C’est pour cela que Mask Generation a fait le choix d’être le plus transparent et clair possible sur l’utilisation du masque.

Le porteur de masque peut se renseigner via : la notice d’utilisation, les tutos explicatifs sur internet ; avec des instructions visuels et textuels simples et clairs. Ces deux médias permettent d’informer sur les conditions d’utilisation du produit et former l’utilisateur au bon port du masque.

  • Précision sur la barbe et morphologie particulière

Le rapport précise assez clairement que le port de barbe ou une morphologie particulière peuvent affecter l’étanchéité du masque. Ces informations sont précisées sur la notice du produit pour que l’utilisateur en soit informé.

La durée de vie de filtre est également précisée pour que le masque soit utilisé dans des conditions optimales. Toute altération de la membrane filtrante est proscrite (lavage, détérioration, réfrigération etc.)

  • Développement d’application mobile

Pour accompagner l’utilisateur dans la durée une application mobile est en développement. Cette application permettra de connaitre le taux de particules en temps réel afin de savoir à quel moment porter le masque, en fonction du taux de particules en suspension dans l’air.


Le rapport fait un point d’honneur sur la nécessité d’agir sur la source même de la pollution. Nous ne pouvons insister suffisamment sur ce point qui est primordial. Cependant, la protection contre la pollution atmosphérique doit aller de pair avec le travail sur les émissions. Il s’agit d’actions qui doivent être considérées complémentaires tant que la seconde rende la première inutile.

Action et Protection pour protéger les générations de demain, mais également celles d’aujourd’hui.